Les courses !


MON EXPERIENCE DU MARATHON DE PARIS

DIMANCHE 15 AVRIL 2012

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1 – Les motivations

Ma décision de courir ce premier marathon n’a pas été provoquée par un éventuel « esprit de compétition ».  Il s’agit davantage pour moi d’un mix d’inconscience et de défi personnel : en serai-je capable ? quelles sont mes limites ? comment vais-je le vivre ? Sans compter que je suis sans cesse à la recherche de nouvelles expériences stimulantes ! J’ai toujours aimé me fixer de nouveaux objectifs, des challenges (physiques ou intellectuels) qui demandent efforts, travail, persévérance et détermination. Et si l’esprit de compétition n’est pas un moteur pour moi, le goût de la performance est très présent : tant qu’on y est, autant réaliser un chrono intéressant !

2 – La préparation

En janvier il fallait s’y mettre et j’étais loin d’être prête ! J’ai donc enchainé les entraînements hebdomadaires de façon régulière et assidue. Un esprit de solidarité s’est créé et développé au fil de ces entrainements avec les membres de la SAM 12 (mon club parisien du 12ème arrondissement) ; se sont ajoutés l’engouement, l’enthousiasme, l’excitation, et vers la fin un sentiment d’euphorie partagés avec mes collègues coureurs lors des sorties longues, des entrainements pistes et de la pasta party finale chez Thierry !

3 – Mes accompagnateurs

J’ai eu la chance que quatre accompagnateurs (des volontaires de mon club de course à pied SAM 12) me suivent et m’encouragent sur l’ensemble du parcours ; ils ont été aux petits soins avec moi et j’ai vraiment beaucoup apprécié !! J’ai parcouru les 20 premiers km avec mon collègue de préparation marathon Frédéric et Pascal. Pascal (qui accompagnait Frédéric) et Alain (que j’ai retrouvé au 30ème km et qui a mené fièrement l’allure) m’ont mitraillée avec leur appareil-photos. Jean (qui m’a rejointe au 20ème) m’a régulièrement « approvisionnée » en eau, barres énergétiques et raisins secs aux moments adéquats (j’ai senti qu’il « savait » !) et Christophe m’a guidée et motivée sur les tous derniers km.

4 – La course

J’avais peur que le parcours me semble long, mais en fait non : il s’est même avéré fort agréable ; j’ai pu discuter avec mes accompagnateurs pendant l’essentiel de la course et j’en ai même oublié qu’il s’agissait d’un marathon !! Le seul élément perturbateur et pénible à mes yeux a été de devoir slalomer en permanence pour doubler les coureurs plus lents (apparemment comme moi mal positionnés par rapport à leurs objectifs d’arrivée) ainsi que ceux qui se sont arrêtés net de courir à partir du 35ème km environ (ça cela m’a impressionnée !).

J’ai eu la chance de ne pas trop souffrir physiquement, si ce n’est les (je suppose) « banales » douleurs aux jambes ressenties à partir du 25ème km, douleurs qui se sont cependant amplifiées jusqu’à devenir insupportables au 40ème !!

C’était drôle d’ailleurs après l’épreuve de voir les marathoniens en coupe-vent « bleu schtroumpf » essayer de descendre les marches des escaliers vers le métro : c’était « l’effet marathon » (à défaut de l’effet papillon) : impossible d’utiliser correctement ses jambes pendant les deux jours suivants !

5 – Conclusion

Aujourd’hui, j’ai le « marathon blues »…

Puisque ces derniers mois tout mon être, mes pensées et mes efforts ont été focalisés sur la préparation de ce challenge, je dois maintenant trouver un second souffle et d’autres défis à relever… Et nous avons beau être des « warriors », nous sommes tout de même des êtres humains (ah bon ?) : cette semaine  je ressens le contrecoup physique probablement dû à l’ensemble de la préparation intense de ces trois derniers mois : trois heures de sport par jour tous les jours de la semaine (course + fitness), régime alimentaire spécial (pâtes et riz complet + fruits secs + barres énergétiques + compléments alimentaires, spiruline, ginseng, maca du Pérou, gelée royale + maltodextrine + gatosport +…), manque de sommeil et (autre style de) course permanente métro-RER-bureau-entrainements…

Il a été essentiel pour moi de ne pas me sentir sous pression ni de me faire violence : si tout s’est naturellement (bien) déroulé exactement comme je l’avais souhaité, c’est que j’avais tout orchestré avec calme et sérénité (tout en planifiant et en anticipant au max aussi bien sûr !!) ; et surtout : pas de prise de tête, l’objectif premier étant d’y prendre plaisir et de ne pas finir « sur les genoux » ; cela a été finalement le cas, et je suis fière d’avoir pu accélérer à partir du 33ème km !!

Mission accomplie donc : pour un premier marathon, je ne pouvais rêver de meilleures conditions pour courir ! Mise en appétit, j’y ai tellement pris goût que je pense au prochain qui sera probablement celui de La Rochelle, plus cool que celui de Paris (moins de participants), et naturellement, je me sens en confiance sur un parcours que je connais bien !

Je reprends une phrase de conclusion qui me plaît et que j’ai lue sur le site du Marathon de Paris : « Être marathonien change une vie ; celles et ceux qui passent sous la banderole ne seront plus jamais les mêmes : ils sont marathoniens ! »

A bientôt donc pour une prochaine expérience marathon ? Ou trail ?… Du moment qu’il s’agit d’endurance et de longue distance, je suis preneuse !!

PS : Samedi 21 avril 2012, 14h17 : je vous écris en dégustant un excellent Bourgueil 2010, trois mois sans boire une goutte d’alcool : ça a été horrible, je n’en pouvais plus…

MY PARIS MARATHON’S EXPERIENCE

APRIL 15, 2012

1 – Motivations

My decision to run my first marathon did not come from a desire of competition. It was actually the result of my unconsciousness and the desire of a personal challenge: will I be able? what limits are mine? How will I live this experience? Not to mention I am constantly looking for new and exciting experiences… I have always loved to set myself new physical or intellectual goals and challenges that require effort, work, perseverance and determination. And if competition is not for me, performance and achievement are and I really wanted to blow the stopwatch!

2 – Preparation

In January 2012, I was far from being ready! So I decided to start working out on a regular and assiduous basis.

A solidarity feeling was created and developed over the trainings with members of my running club in Paris. I shared enthusiasm, excitement, and euphoria with my fellow runners during trails, the long distance trainings and final pasta party at Thierry’s place!

3 – My fellow runners

I was lucky that four fellow runners (volunteers from my running club) followed and supported me throughout the race, taking good care of me, which I really enjoyed! I went through the first 20 km with my “running colleague” Frédéric. I was besieged by the ‘running photographer’ Pascal. Alain who joined me at the 30th km got the perfect rhythm to motivate me. Jean (who arrived at the 20th km) regularly supplied me with water, energy bars and raisins always at the right moments (I felt he « knew » exactly when!) and Christophe guided me on the latest part.

4 – The race

I was afraid that time would got too slow and that the race would seem reeeeaaally long, but it did not! It has even been very pleasant; I could talk to my ‘coaches’ during most of the race and I even forgot I was running a marathon! My only disruptive and negative feeling was having to constantly weave to go past slower runners and those who radically stopped running from the 35th km (which really impressed me!).

I was lucky not to suffer too much physically, except the (I guess) ‘usual’ leg pain from the 25th km, which have amplified and become unbearable up to the 40th!

After the race, it was also funny to see the marathoners wrapped in their « Smurf blue » windbreakers trying to go down the subway’s stair steps: this was typically « the marathon effect » (instead of the ‘butterfly effect’): It has been impossible to use legs properly during the two following days!

5 – Conclusion

Today I got the « marathon blues »…

Since the past few months all my being, thoughts and efforts were focused on being prepared for this challenge, I must now find a second breath and other challenges to work on … And even if we are « warriors », we are still human beings (…obviously!!!!): this week I feel the physical and mental repercussions of it, probably due to the physical past three months’ set of intense preparation: three hours of sport every day of the week (race + fitness), a special diet (brown rice, pasta and dried fruits + + + energy bars, food supplements, spirulina, ginseng, Peruvian maca, maltodextrin + + + special food for runners …), lack of sleep and (another style of) running for Metro-Suburb train-office-workouts …

It has been essential for me to not feel rushed nor to force myself: I had planned everything with calm and serenity, being cool and relaxed, that is probably why everything naturally turned out exactly like I had hoped; my goal was to enjoy it and not to finish ‘burnt out’, and I am proud to have been able to accelerate from the 33rd km!

Mission accomplished: I could not ask for a better experience for a first marathon! I want to go on with running other ones!! I think will probably run the next marathon in La Rochelle, more relaxed than the Paris one (fewer participants) and naturally, I feel confident as I know the place!

As a conclusion, I will quote a sentence which I read on the Paris Marathon’s website: ‘Finishing a marathon can change one’s life. Those who make it to the end will never be the same. They are now marathon runners!’

See you soon for a next marathon experience? Or for a trail? … now I feel ready to run any endurance and long distance race!

PS: Sunday, April 22, 2012, 1:34 a.m.: I’m writing you drinking an excellent ‘2010 Bourgueil’ wine: after three months without drinking a drop of alcohol (it has been really tough!), I couldn’t bear it anymore…

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